RC Assemblée Nationale

Mot de circonstance de l’honorable Isidore MVOUBA, Président de l’Assemblée nationale à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du séminaire-atelier sur la communication parlementaire dans le cadre du programme noria de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie.

Honorables et Vénérables Membres des Bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat;
Madame la Directrice du Programme Noria de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie ;
Vénérable Premier Vice-président du Sénat ;
Monsieur le Président délégué de la section APF-Congo ;
Honorables députés, Vénérables sénateurs, Présidents des groupes parlementaires ;
Honorables Députés;
Vénérables Sénateurs ;
Madame et Messieurs les conférenciers;
Distingués invités
Mesdames et Messieurs ;
Nous sommes ici aujourd’hui, pour célébrer la francophonie et en même temps, exalter les progrès que cet espace de développement a atteints au cours des dernières décennies.

Le séminaire-atelier sur la communication parlementaire, s’ouvre ce jour à un moment où nous avons résolu de dynamiser notre coopération interparlementaire. Il s’ouvre à un moment où la francophonie élargit sa sphère d’action. Il s’ouvre à un moment où le Français regagne du terrain. Ce n’est qu’un juste retour des choses que porte une des plus belles langues du monde.
J’aime à dire que la Francophonie est un clin d’œil que l’histoire a fait à cette grande famille qui a en partage non seulement le français, mais aussi un corpus de valeurs : de fraternité, de tolérance, de démocratie, de respect des droits de l’Homme, de paix et de justice.
Pour tout dire, la Francophonie est un espace d’enrichissement mutuel et de progrès.
Le Président Léopold Sédar SENGHOR fut fortement inspiré lorsqu’il eut à dire, je cite : « Ce sont les peuples qui par l’intermédiaire de leurs élus, pousseront les gouvernants à aller de l’avant. Il faudrait réunir, dans une association interparlementaire, les parlements de tous les pays où l’on parle le français » fin de citation.
C’est ainsi que l’Association Internationale des Parlementaires de Langue Française (AIPLF) à l’époque, fut portée sur les fonts baptismaux. C’est ainsi qu’est née la grande famille des parlementaires qui utilisent une langue qui bonifie leurs liens, en même temps qu’elle leur ouvre les portes du Savoir et du Partage.
Mue par son esprit d’adaptation après Hanoï 1997, l’AIPLF va devenir d’abord l’Assemblée Consultative de la Francophonie et ensuite l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF).
La communauté francophone qui s’est imposée dans le concert des nations en transcendant toutes les différences socio-culturelles et raciales, au travers du multilinguisme, s’est affirmée comme un levier d’intégration dans un monde globalisé.
L’attachement du Congo à la Francophonie n’est plus à démontrer, elle découle des liens séculaires qui unissent la France et le Congo, liens forgés et marqués par le sang de nos martyrs tombés sur le champ d’honneur. C’est le fil rouge de notre diplomatie.
Le parlement congolais tient à rendre un hommage appuyé à Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO, Président de la République du Congo, dont l’engagement personnel, à travers une diplomatie offensive, a permis la redynamisation de notre coopération avec l’Organisation Internationale de la Francophonie, et par voie de conséquence la tenue des présentes assises.
Il est utile d’affirmer avec force que le Congo a toujours participé de manière active au dialogue des cultures dont la francophonie est un exemple vivant.
Le peuple congolais a beaucoup apporté, comme tant d’autres peuples, à la belle langue de CHATEAUBRIAND. Les mots comme Tao Tao, Poto-Poto, Chicouangue tirent leur essence des langues congolaises.
Permettez-moi avant de poursuivre mon propos de souhaiter, au nom du parlement congolais et des parlementaires ici présents, une cordiale bienvenue en terre congolaise à Madame Mireille EZA, Directrice du programme Noria de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, ainsi qu’aux conférenciers de qualité que sont :
Madame Vannina PATRIARCHE, Expert de l’Assemblée Nationale française, Monsieur Cheikh Diop DIONNE, Ancien député, Et Monsieur Donatien Kangah KOFFI, expert média et réseaux sociaux. -Honorables Députés ;
-Vénérables sénateurs ;
-Distingués invités;
Mesdames et Messieurs ;
L’Assemblée Parlementaire de la Francophonie contribue chaque jour à l’amélioration des politiques nationales des pays membres, en matière de démocratie, de droits de l’homme, d’égalité entre hommes et femmes, de bonne gouvernance, du numérique, etc.
C’est autant dire que j’ai un réel plaisir de prendre la parole ce jour, au nom des parlementaires de la République du Congo, à l’occasion de l’ouverture du séminaire-atelier du programme Noria.
Ce séminaire de renforcement des capacités de nos parlementaires sur la communication parlementaire, comme vous le savez, arrive à point nommé. Nous l’avons appelé de tous nos vœux.
Cette thématique essentielle à la bonne marche de notre parlement renforcera sa stratégie globale en ce qui concerne, entre autres:
-l’amélioration de la gouvernance ; -la modernisation du travail parlementaire ; -la fluidité de l’information au niveau interne comme externe ; -le renforcement des rapports de confiance mutuelle entre les mandants et les représentants du peuple que nous sommes ; -l’émergence d’une politique favorisant la participation citoyenne. Vous avez compris que grâce à ce séminaire-atelier, le parlement congolais va pouvoir, à travers le programme Noria, accroître ses connaissances en matière de communication parlementaire.
En effet, à l’heure de la révolution numérique, il est indispensable que la représentation nationale s’approprie pleinement les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) pour en faire, comme c’est sa vocation, un levier de développement.
Toute chose égale par ailleurs, pour une meilleure appréhension de la communication parlementaire, nous devons nous poser les bonnes questions pour avoir les bonnes réponses, telles que :
Qu’est-ce que c’est la communication institutionnelle ou parlementaire? Qu’est-ce que c’est le numérique ? Comment traiter l’information parlementaire et avec quels moyens la diffuser ? Ces questions résument l’essence même de ce séminaire-atelier.
Les GAFA (M), l’acronyme des 5 piliers du numérique (Google avec Larry Page, Apple avec Steve Jobs, Facebook avec Mark Zuckerberg, Amazon avec Jeff Bezos, Microsoft avec Bill Gates), auxquels il faut ajouter les deux mastodontes chinois, Alibaba et Baidu, ont révolutionné le monde par le numérique et ont contribué à l’émergence du village planétaire, selon l’expression de MAC-LUHAN.
Par la force des choses, aujourd’hui, coexistent deux univers, le réel et le virtuel avec ses avatars qui influencent et imprègnent les actes de la vie quotidienne des peuples du Monde.
Ici, il y a lieu de retenir deux moments :
Le premier : disposer d’une stratégie communicationnelle efficace qui permette de bien communiquer pour vendre son image et informer, pour ne pas être en déphasage avec son époque.
Le deuxième : améliorer le rôle du législateur appelé à voter des lois susceptibles de promouvoir l’offre du service public et encourager des politiques nationales en matière des TIC.
Le Forum Economique Mondial révèle que la République du Congo, notre pays, a accumulé un grand retard en matière de développement des TIC.
Du fait de cette situation, la cybercriminalité prospère. Régulièrement, les fausses nouvelles écument les réseaux sociaux et ces Fakes News sont parfois, sinon souvent, d’une rare violence.
Le sujet qui va nous occuper pendant deux jours demeure au centre des préoccupations des pouvoirs publics, dans ce monde où les réseaux sociaux avec leur cortège de fausses nouvelles influencent négativement la conscience collective.
Tirons donc le meilleur profit de cette Agora pour nous protéger des agressions de cette menace d’un type tout à fait nouveau.
Quelques précautions sont à prendre.
-Quelle attitude observer face aux Fake News? -Comment améliorer l’efficacité de notre communication ? -Comment communiquer en temps de crise ? Il s’agit d’autant des gestes qui sauvent pour cesser d’être les victimes expiatoires de la communication de caniveau, permettez-moi l’expression.
J’ose croire qu’au sortir de ce séminaire-atelier, que le parlement congolais renforcera valablement ses compétences dans ce domaine, de façon à améliorer la fluidité de l’information, soutenue par une politique de communication performante.
Bill GATES, un des rois du numérique a dit un jour « les gagnants seront ceux qui sauront restructurer la manière dont l’information circule dans leur entreprise ».
C’est pourquoi, le parlement doit se faire fort de rendre opérationnelle la chaine parlementaire qui dispose du matériel numérique de dernière génération et peut à ce titre jouer un rôle central dans la circulation de l’information parlementaire, le deuxième Secrétaire m’écoute.
Mesdames et Messieurs les parlementaires
Distingués invités;
Mesdames et Messieurs ;
Pour tout dire, le programme Noria, dont nous sommes les heureux bénéficiaires, a vocation à réduire la fracture numérique qui existe entre les parlements du Nord et du Sud, afin de faire de l’internet à grand débit une denrée à la portée des peuples de la périphérie.
Le programme Noria va doter le parlement congolais d’outils de communication de base à l’ère du numérique où l’intelligence artificielle avance à pas de géant. Ce programme exige que nous mettions en place un système d’information intégré.
Les formateurs chargés d’animer ce séminaire vous en diront bien plus que moi, le profane qui vous parle.
Serais-je plus convaincant si j’affirme que Noria est semble-t-il emprunté à la langue arabe « NA AOÛRA » ? Madame la Directrice nous le dira.
Au terme de ce séminaire, au risque de me répéter, je formule le vœu ardent de voir les services de chaque chambre être capables de :
-Définir la typologie et les enjeux de la communication institutionnelle ; -Répertorier les outils de communication d’un parlement moderne ; -Renforcer la communication interne et externe du Parlement ; -Analyser les relations entre Parlement et Médias ; -Mieux Appréhender les réseaux sociaux. Ceci dit, je profite de l’occasion qui m’est offerte pour adresser mes vifs et sincères remerciements à la Directrice du projet Noria, ainsi qu’aux cadres et experts de l’APF, pour l’engagement et la détermination dont ils ne cessent de faire montre dans leur travail.
Je tiens à exprimer en votre nom les sentiments de profonde gratitude à l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie, pour la promptitude avec laquelle elle a répondu à notre sollicitation, et particulièrement au Président en exercice Monsieur Jacques CHAGNON.
Tout en vous souhaitant d’excellents travaux, je déclare ouvert le séminaire-atelier du programme Noria de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie.
Vive la Francophonie !
Vive l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie !
Vive le Congo !
Je vous remercie.